L’écrivain Jean-Paul Tapie, fan de rugbymen et de Ben Cohen
March 8, 2008 by Fan des Dieux du Stade
L’écrivain Jean-Paul Tapie a rédigé de nombreux livres célébrant le sport, la virilité et les hommes. Il a eu la gentillesse de répondre à mon interview sur le monde du rugby. Je vous invite à découvrir son site officiel : JeanPaul-Tapie.com.
Jean-Paul Tapie, quand avez-vous découvert le rugby ?
Je n’ai pas découvert le rugby. Je suis originaire du sud-ouest, c’est tout dire. Mais je n’y ai jamais joué, nous avons déménagé dans l’ouest quand j’avais dix ans.
Qu’est-ce qui vous attire dans le monde du ballon oval ?
J’aime l’ambiance virile sans se poser de question du monde de l’ovalie (comme dirait Bernard Laporte). Bon, je ne dis pas que les rugbymen ne sont pas un peu homophobes, eux aussi, comme dans tous les sports collectifs, mais ils ont moins besoin que les footballeurs de prouver leur virilité, alors ils peuvent se permettre certaines audaces et clins d’œil avec le monde homosexuel, par exemple.
Avez-vous déjà écrit des récits dans un des héros était un joueur de rugby ?
Pas spécifiquement, mais souvent dans mes livres il y a des héros qui y ont joué. Par exemple, dans Le fils de Jean, il est question de rugby dès la première page. Le rugby y joue un rôle important. Le père du héros, qui est le véritable héros du livre en fait, est rugbyman et judoka.
Un de vos sujets d’écriture de prédilection est la virilité. Le rugbyman est-il un de ces totems de la virilité ?
Le rugbyman est pour moi le parangon de la virilité. Tellement sûr de sa virilité qu’il n’a pas besoin de la revendiquer sans cesse, comme les footballeurs par exemple (on a bien compris que je méprise assez volontiers les footballeurs, du moins dans leur grande majorité ?).
Les rugbymen occupent une bonne place dans l’imaginaire érotique des femmes et des gays. Selon vous, pourquoi ?
La plupart des rugbymen sont virils, baraqués, poilus, et assez souvent ils ont même une super belle gueule (Michalak, Poitrenaud, Skrela, Elissaldes, Clerc, Magne, Yachvili, Liévremont, etc.). Si un gay ne fantasme pas là-dessus, c’est à désespérer de l’homosexualité. D’ailleurs, je trouve qu’on devrait édicter une loi obligeant tout homosexuel pratiquant à acheter le calendrier du Stade Français.
On vous sait grand fan de Ben Cohen, qui joue maintenant en France, à Brive. Que lui trouvez-vous de spécial ?
Ben Cohen est pour moi le sosie de Matthew Fox, l’un des hommes les plus sexy du monde. Donc, il est normal qu’il me plaise. J’avoue aussi que, vu son nom, je le croyais juif et je trouvais excitant l’idée d’un Juif rugbyman (quand on pense par exemple à la représentation traditionnelle du Juif dans la propagande antisémite). Mais j’ai appris qu’il n’était juif que d’origine lointaine et ne se sentait pas juif. Ce n’est pas grave, avec les yeux et le sourire qu’il a, sans parler du reste, on lui pardonne volontiers !
Que pensez-vous de Frédéric Michalak, autre star du rugby ?
Michalak est non seulement un superbe mâle et un fantastique joueur, mais c’est un mec exemplaire. Pour moi, il est de ces hétéros qui ont vraiment contribué au rapprochement avec les homos et à leur réconciliation. Il vit très bien son statut d’icône gay, sans broncher. Il en joue même avec beaucoup d’humour. Fred, si tu nous écoutes, sache que tu nous manques ! Je viendrai te voir jouer à Durban, promis !
Y a-t-il d’autres joueurs qui vont ont marqué ?
Plein. Le monde du rugby est un vivier de beaux mâles sans égal dans le sport – si, peut-être les sprinteurs noirs… Et aussi les joueurs de water-polo… Et les judokas, bien sûr !






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